Un match à quitte ou double !

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Les derniers espoirs de qualification en Top 14 se sont envolés, dimanche dernier sur la pelouse de Mayol, laissant aux hommes de Franck Azéma une seule compétition à jouer. Après 3 finales disputées en 5 saisons (en 2013, 2015 et 2017), tous les projecteurs sont désormais braqués sur la Champions Cup où les Auvergnats comptent bien mettre à profit leur expérience, le soutien de leur public et leurs forces (à nouveau) en présence pour franchir l’obstacle francilien s’offrant ainsi un printemps … intéressant et peut être même passionnant !

« Le staff a pris la décision de basculer rapidement sur le ¼ de finale plutôt que de ressasser le match de Toulon » confiait hier Rémy Grosso en introduction de la conférence de Presse dédiée au quart de finale. Même si cette rencontre a laissé des traces, il n’est pas question de se laisser envahir par une pression négative avant de jouer « le match le plus important de la saison ». Conscients qu’ils valent beaucoup mieux que le manque d’investissement et les approximations de Mayol, ils feront table rase des évènements de la rade pour préparer au mieux le match éliminatoire qu’ils s’apprêtent à disputer face à une équipe du Racing en pleine forme et à la confiance encore boostée par une nouvelle victoire à l’extérieur (sur la pelouse du Lyon dimanche dernier).  « A nous de décider ce que nous allons faire dimanche », lance Alexandre Lapandry. « Nous n’avons pas volé cette qualification et le droit de recevoir dans notre stade. Le groupe possède un grosse expérience et nous avons prouvé que nous pouvions, cette saison, rivaliser avec les meilleures équipes de la compétition (notamment en battant à deux reprises le double-champion en titre). A nous de nous en servir et de bâtir là-dessus pour préparer cette rencontre que nous jouerons devant notre public dans un stade plein. Ce sont de grands rendez-vous et j’ai vraiment hâte d’y être », s’impatiente le troisième ligne clermontois. Il n’est pas question de faire comme si ce match était « comme les autres » ou comme si la pression n’existait pas. Habitués à rouler sur deux voies le plus longtemps possible, les Clermontois se retrouvent contraints (en raison de leur parcours en Top 14) de tout jouer sur l’Europe. Alors « bien sûr que la pression est là », confirme Rémy Grosso mais « il va falloir que nous la gérions et que nous nous en servions pour nous transcender »

« Nous n’avons pas 10 000 questions à nous poser », éclaircit encore davantage Morgan Parra, « soit nous perdons ce week-end et nous n’aurons plus rien à jouer de la saison, soit nous gagnons et nous pouvons encore espérer être champions d’Europe. » Un grand écart pour l’intérêt des prochaines semaines et une vérité toute trouvée pour titiller la détermination de ses hommes avant ce match éliminatoire. Face à un adversaire redoutable, capable d’aller remporter ses 3 derniers matches européens pour arracher sa qualification et, depuis, promu dauphin des Héraultais en Top 14 grâce à une défense de fer et un collectif puissant, Clermont devra évoluer à son meilleur niveau comme le confirme Alexandre Lapandry. « Le Racing possède une conquête et une puissance impressionnantes. Ils sont aussi parfaitement organisés en défense. Pour rivaliser, nous devrons répondre au défi physique qu’ils vont tenter de nous imposer ». La défaite à Toulon n’a pas entamé la confiance des « jaune et bleu » qui promettent de jouer « leur carte à fond ». « Je crois en cette équipe et je suis certain que nous donnerons tout pour venir à bout du Racing », confirme Rabah Slimani qui pourra utiliser une motivation toute personnelle. « Mon passé au Stade Français fait que tous les matches face au Racing ont une saveur particulière… »

Lors de la rencontre de dimanche, celle-ci sera partagée par tous les supporters clermontois qui seront derrière leur équipe en espérant que le « stop ou encore » de la saison auvergnate se poursuive et que la question se pose à nouveau dans 3 semaines … un tour plus loin.